Campagne Torture.

 

En 1996, la torture était encore employée de manière habituelle dans près de deux états sur trois. Pour bon nombre d'entre eux, elle fait partie intégrante de la stratégie du pouvoir en matière de sécurité. C'est devenu un système de gouvernement : on ne torture plus guère pour faire parler, on torture pour intimider, pour faire taire.

La torture ne connaît pas de frontière. Elle n'est l'apanage d'aucune idéologie politique en particulier, d'aucun système économique. Elle mutile indifféremment les hommes, les femmes et les enfants. Elle s'en prend à leur corps, à leur esprit, à leur dignité.

Notre opposition à la torture est inconditionnelle. La déclaration universelle des droits de l'homme dit "Nul ne sera soumis à la torture". Nous agissons donc pour que "nul" n'y soit soumis : ni les prisonniers politiques, ni les droits communs, ni les personnes administrativement détenues, ni les internés psychiatriques, ni les réfugiés. Personne.

Le Droit international fait une distinction entre la torture et les mauvais traitements. Est considéré comme torture l'acte par lequel une douleur ou des souffrances aigües sont intentionnellement infligées par des fonctionnaires de l'état (ou avec leur consentement) dans le but de punir un détenu. De la même manière qu'elle s'oppose à la torture, Amnesty International s'oppose à ce que les personnes placées sous la dépendance directe des agents de l'état fassent l'objet de traitements cruels, inhumains ou dégradants.